REVIEW : VOLTAGE FESTIVAL 2019

Le week-end du 10 et 11 août avait lieu la cinquième édition du Voltage Festival. Niché au coeur d’une central électrique désaffectée, le Voltage s’est forgé la digne réputation d’être l’un des meilleurs festivals techno d’Europe. Retour sur les deux jours de festival de cette édition pour comprendre ce qui le rend unique.

DAY 1.

Le Voltage Festival se trouve dans la commune de Zwevegem, dès l’arrivée, l’atmosphère industrielle est bien présente. Le Transfo est imposant, c’est le lieu emblématique où s’est installé le festival depuis sa création. Le bâtiment en brique rouge, ses cheminées et ses tuyaux rouillés s’aperçoivent au loin.

Il est 13h00, le festival est ouvert depuis seulement une petite heure, mais Parfait, résidente de Possession (Paris) monte déjà les BPM dans la Turbine, seule scène intérieure du festival. Pour une mise en bouche plus soft, Hesh ouvre la petite scène extérieure, Rotor.


Une scène gérée le samedi par Initiate et Form And Function. On y retiendra d’ailleurs le B2B extrêmement bien maîtrisé et en concordance parfaite entre Lunar Convoy, fondateur du label Norite, et son ami, Altinbas, membre de Form & Function.

Au Voltage, le temps passe vite, les artistes s’enchaînent et on déambule facilement de scène en scène. Il est déjà 17h00, Shlomo commence son set sur la scène Anode. La scénographie est impressionnante, la scène est tout simplement au coeur d’un enchevêtrement de câbles électriques et de poteaux métalliques. Shlomo offre un set agressif à souhait, pour un publique qui en redemande. Il est suivi par le live de Fjaak, d’une qualité irréprochable.

Au même moment, la scène Rotor vibre aux sonorités hypnotiques et modulaires d’Initiate Shaman, un duo composé par les deux fondateurs d’Initiate, Brice Deloose aka. Pattrn et Hawkan.

Ils seront suivi par une succession d’autres artistes belges, dont Parallel Circuit et Border One, dont on retiendra la qualité de leur dj sets.

La fin de soirée quant à elle aura été marquée par le solide set de Blawan dans la Turbine, et la closing de Ben Klock à la scène Anode. Scène d’une esthétique à couper le souffle une fois la nuit tombée…

DAY 2.

Deuxième jour de festival, troisième pour les campeurs arrivés le vendredi après-midi. La fatigue se fait ressentir pour certains, mais la qualité des warm-ups l’aura vite effacée. Le warm-up, ou l’ouverture d’une scène de festival, n’est jamais une tâche facile, mais Neila, Phara et Haissem, ont tous trois fait un travail remarquable sur leur scène respective.

Deep In House a pris les commandes de la Turbine, cette scène couverte, surplombée de rouage en rotation. Un choix judicieux des organisateurs, car le line up proposé par le collectif bruxellois (également fondateur du C12) est juste en adéquation parfaite avec le lieu. Qui plus est, il s’agit d’un savant mélange entre deep-techno et techno, avec un agencement de la timetable parfaitement réfléchi. On en retiendra d’ailleurs le live de Luigi Tozzi et le solide set de Wata Igarashi.

Seul bémol du week-end peut-être, l’absence de Cassegrain dans la timetable distribuée sur le site du festival… Plus d’un festivalier a raté ce live, qui s’annonçait pourtant prometteur pour le premier passage du duo en Belgique.

Cela aura profité à l’une des têtes d’affiches du festival, le jeune artiste français I Hate Models était attendu de pied ferme. Devant une scène « Anode » bien remplie, l’artiste envoûte son public à coup de gros kicks, et par moment, de sonorités acid, tout en maîtrisant ses transitions rapides et efficaces.

La fin du festival quant a elle aura été marquée par le set de Lucy, le live de Rebakah et pour finir, le set de Hadone, artiste franco-belge, signé sur le label Taapion.

CE QU’ON RETIENDRA,

Chaque année, le Voltage Festival nous emmène dans un décor surréaliste et unique, en adéquation parfaite avec l’univers de musique qui y est joué.

La musique, justement, parlons-en : Le Voltage Festival est l’un des rares évènements en Belgique et en Europe à couvrir autant de sous-genres provenant de la scène techno. La qualité du line-up est irréprochable, avec une balance parfaitement agencée entre « artistes internationaux » et « artistes locaux ». Le Voltage n’est pas qu’un festival, c’est en quelques sortes un état des lieux de la scène techno d’aujourd’hui. On y voit se qui ce fait de mieux, tant dans les grands noms que dans les artistes émergeants. Un rendez-vous immanquable pour les amateurs du genre.

Cover picture by Voltage Festival (Press release)
Picture (review) by Cédric Dhooghe
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