ITW : JC LAURENT [HIDDEN, WAROK MUSIC]

Hello JC Laurent, merci de nous accorder de ton temps. Tout d’abord, peux-tu nous parler de toi ? Quand et comment es-tu entré en contact avec la techno et la musique électronique ?

Le tout premier contact avec la musique électronique c’était en voiture avec ma mère, j’étais très jeune, elle avait quelques cassettes de House Music. Cela m’a beaucoup marqué car je me rappelle avoir écouté les cassettes en boucle jusqu’à m’en donner mal à la tête! Plus sérieusement, c’était vers l’âge de 15 ans quand j’ai commencé à sortir avec des amis plus âgés qui avaient l’habitude d’aller dans ce genre de soirée. Ils m’ont emmené avec eux aux Docks des Suds à Marseille pour une soirée Dragon Bal avec entre autre Adam Beyer vs Joel Mull, Rolando et beaucoup d’autres. Depuis ce jour ma passion pour cette musique n’a fait que grandir.

Depuis combien de temps es-tu actif en tant que dj et producteur ?

En 2020 cela fera 10 ans de mixes et 8 années en tant que producteur. Je me suis installé quelques mois à Berlin en 2012 pour m’imprégner au maximum de l’inspiration qu’a cette ville sur les artistes et aussi pour être au plus prêt d’un de mes premiers labels Wall Music. Cela m’a permis de faire de belles rencontres comme Mike Wall ou encore DVS1, qui a été d’un grand soutient. Principalement en jouant plusieurs fois mes tracks au Berghain, je n’avais pas l’âge légal pour entrer dans ce club à l’époque, cela restera un de mes meilleurs souvenirs.

Tu es originaire de Nice (France). Comment est la scène techno dans la région et qu’en est-il du Kwartz Club ?

Je dirais que la scène se développe tout les ans. Les gens se bougent, et proposent de nouveaux formats de soirées, que ce soit dans des hangars, en clubs, ou encore dans des raves illégales aux alentours. il y en a pour tout les goûts en matière de musiques électroniques. Depuis 3 ans, le Kwartz Club apporte une constance dans ce développement en proposant tout les weekends une programmation de qualité avec des artistes internationaux et également en mettant en avant la scène locale. Le club a fait peau neuve l’été dernier et a installé un sound system L-Acoustic pour acquérir une qualité sonore encore plus performante. C’est une chance pour nous et un vrai plaisir de pouvoir inviter les artistes qui nous inspirent dans un lieu adapté.

Dynamic Reflection, Hidden Recordings, Intacto Records, Warok Music sont des labels sur lesquels tu as signé tes morceaux. Que doit avoir un label pour te donner envie de collaborer avec ?

Ces 4 labels ont deux points en communs, le premier, une ligne directrice stricte et le second un catalogue musical de qualité avec des artistes reconnus. J’apprécie qu’il y ai une certaine cohérence entre le label et l’artiste. Cela a été le cas l’année dernière avec Intacto Records et Warok Music quand ils m’ont demandé de leurs envoyer des démos. Je ne pouvais pas passer à côté de cette opportunité.

Il semblerait que tu sois très productif. Quelle est ta manière de travailler en studio et quelle est la source de toute cette inspiration ?

Principalement, une bonne organisation, c’est la clé pour gagner du temps et surtout ne pas en perdre.. J’ai un travail à temps plein la semaine ce qui me laisse peu de temps libre pour travailler en studio. Il faut donc que je m’organise au mieux pour être productif et efficace quand l’inspiration est au rendez-vous. C’est un travail par étape. Je commence par bricoler des boucles sur Live, je les modifies jusqu’à obtenir quelques chose de satisfaisant, ensuite je réfléchi à l’écriture du track, après cela vient la phase de mixage. Avec de la patience et beaucoup de travail tout est possible. Mes premières sources d’inspirations on été principalement la techno allemande et le son de Détroit, cela a évolué avec les années pour me rapprocher d’un son plus hypnotique et tribal.

Quel matériel utilises-tu pour tes productions ? Préfères-tu l’hardware ou le digital (virtuel) ?

En ce moment j’utilise beaucoup Ableton 10 avec plusieurs instruments virtuels comme Reaktor 6, Tal-Bassline, Thorn pour en citer quelques uns, à cela j’ajoute un Waldorf Blofeld accompagné de l’Eventide Space Reverb. Mon studio s’est épuré au fil du temps pour aller à l’essentiel et garder le matériel avec lequel je suis le plus à l’aise. En ce qui concerne le Hardware vs Digital, pour moi les 2 sont indispensables pour avoir un maximum de possibilité sous la main.

Tu as enregistré un podcast pour InDepth. Peux-tu nous en dire plus ? Avais-tu une idée en tête avant de faire le mix ?

Tout d’abord j’ai commencé par écouter vos podcasts pour me faire une petite idée de ce qui a été fait avant. Après cela, j’ai sélectionné des coups de coeurs du moment + quelques promos et une démo également. Je ne commence pas réellement avec une idée précise., c’est en écoutant les tracks au fur et à mesure que le mix commence à se dessiner.

Et pour finir, as-tu des projets pour 2020 ? Des dates, des releases dont tu voudrais déjà nous faire part ?

Quelques bons plans sont en préparation. Le 18 Janvier, Mike Parker sera mon premier invité au Kwartz Club, ainsi qu’une date à Bruxelles est programmée pour le mois de Février au Zodiak Club. Coté production, un EP sur Warok Music est prévu avant l’été. Je me concentre également sur une sortie vinyle pour Hidden Recordings qui devrait sortir en 2020. D’autres surprises s’ajouterons en cours d’année également.
Merci infiniment de m’avoir permis de faire ce podcast et cette interview.

Picture by : Marion Puichaffray
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