ITW : Celas Mazzola (Jickow / Hedonism)

Ce samedi soir, de 18h à 20h, nous invitons sur Radio Vibration Jickow, de son vrai nom Celas Mazzola. A cette occasion, voici une interview faite avec lui lors de la dernière édition de ses soirées Hedonism. Après un accueil chaleureux, un petit tours dans le club à l’ambiance survoltée, nous l’avons rejoint dans les backstages du Zodiak pour en apprendre un peu plus sur ses évènements « Hedonism« . 

23275498_357771938007413_8173020865089359435_oInDepth : Parle nous d’Hedonism. Quel est le concept et quand l’as-tu créé ?

Celas MazzolaHedonism est un projet de soirée qui a été créé, il y a presque un an, au mois de janvier 2017 et qui a démarré au Zodiak Club de Bruxelles. Le nom exact est Hedonism Party Crew. C’est une soirée qui prône le partage, le plaisir et la recherche du plaisir comme un élément fondamental de nos vies. Le but que je recherche, c’est vraiment de partager avec les gens, d’offrir un moment de rêve, un peu hors du temps, pour qu’ils puissent décompresser de leur « semaine de merde ».

InDepth : Le Zodiak était un choix évident ? Comptes-tu collaborer avec d’autres clubs ?

Celas Mazzola : Quand je travaille avec un club j’ai vraiment besoin de me sentir comme à la maison, avoir ce côté très familial. J’ai quasiment fait partie des débuts du Zodiak. Le Club a ouvert au mois d’octobre 2016. J’ai rencontré les gérants du Zodiak au mois de novembre, quelques semaines après l’ouverture, parce qu’il y avait un de mes anciens artistes qui venait y jouer. Par le passé, j’avais une agence de booking et de management d’artistes, c’était mon métier à temps plein. Cet artiste était un des premiers guests qui venaient et du coup, on s’est vu, on a bu un verre, et finalement, on a mangé avec l’équipe du Zodiak. J’ai passé ma soirée là. A l’époque, j’étais dans l’hésitation de reprendre mes activités dans la musique. Le Zodiak me laissait la possibilité de faire une 1ère soirée à Bruxelles, si j’étais vraiment intéressé. Nous avons trouvé un accord et au mois de janvier, j’ai organisé la première à Bruxelles et c’est parti comme ça et la machine s’est enclenchée. Aujourd’hui Hedonism prend un nouveau tournant pour prendre ses quartiers dans le mythique club bruxellois de la Rue Blaes, Le Fuse.

23213018_357774664673807_1410911717902140783_o

InDepth : Dans le choix de tes lines up, as-tu une ligne directrice particulière ?

Celas Mazzola : Oui et non. Le guest principal est une question de kiff perso et de feeling. Quand j’ai le guest principal, je fais en sorte d’organiser mon line up pour qu’il soit cohérent, pour qu’il y ait vraiment un warm up, qu’il soit bien ficelé parce que c’est pour moi la partie la plus importante de la soirée. Au niveau des guests, j’ai des artistes qui étaient vraiment très techno, des artistes qui étaient un peu plus house. Par exemple, Oxia, le guest de notre dernière édition fait partie des artistes un peu moins techno que j’ai pu faire.

InDepth : Tu bookes des artistes relativement important dans tes évènements. Laisses-tu aussi une place aux nouveaux talents de la capitale ou bien même de Belgique ?

Celas Mazzola : Oui  et  pour  moi  c’est  important,  il  faut  supporter  les  artistes  locaux.  La  musique  c’est  un  partage et c’est l’essence-même de ces soirées. J’essaie de donner un coup de main à tout le monde, comme je te disais, c’était mon taff à temps plein pendant 5 ans. J’ai eu l’occasion de travailler avec des artistes importants, d’organiser des gros évènements. Mais au final, pour moi, c’est essentiel de faire vivre la scène locale et c’est pour ça que c’est vraiment un grand truc de partage. Le monde  de  la  nuit  est  suffisamment  dur  pour  qu’en  plus  on  se  tire  dans  les  pattes  pour  des questions d’égos mal placé. Si  on  regarde  les  6  éditions,  il  y  a  des  gens qui  viennent  d’horizons  différents, de collectifs différents et je le ferai toujours car, cela amène à des échanges intéressants. La nuit doit donner la chance aux locaux de s’exprimer.

23275351_357772664674007_4778020407318938129_o

InDepth : Ton  point  de  départ  est  en  club.    Penses-­‐tu,  un  jour,  viser  quelque  chose  d’autre,  par  exemple une co­‐production dans un plus gros évènement ou gérer une scène de festival ?

Celas Mazzola : Oui,  parce  je  faisais  déjà  ça  avant de venir en Belgique.  J’ai  déjà  organisé  des  évènements  avec 1500 personnes dans une salle de concert avec d’ailleurs Max Cooper, c’était à Marseille.  J’ai  la  possibilité  de  pouvoir  le  faire,  après  il  faut  refléchir  à  ce  qui  pourrait être intéressant pour le public. Faire  une  ou  deux  soirées  dans  l’année  avec  un  très  gros  line  up, proposer quelque chose de différent et pas qu’au niveau musical, oui, c’est quelque chose que j’ai en tête car il faut faire évoluer le projet dès l’an prochain. Puis avoir une scène sur un festival. Je suis ouvert à toute proposition

InDepth : J’allais d’ailleurs y venir. Des projets dans les prochains mois ??

Celas Mazzola : En janvier Hedonism aura un an. Pour l’occasion, nous organiserons notre première soirée au  Fuse  avec  en  invité  Marc  Houle en Live. Après on aura trois autres soirées jusqu’au break festival avec des noms comme Julian Jeweil. On a également des projets de rooftop pour l’été prochain. On est en train de travailler ça avec des lieux qui n’ont pas encore été exploités. Et évidemment, d’autres qui seront annoncés en temps voulu.

InDepth : Tu es l’organisateur et le fondateur de Hédonism, travailles-­tu essentiellement seul ou t’es‐tu entouré d’une équipe ?

Celas Mazzola : En fait, j’aime bien travailler seul. Je ne peux malheureusement pas tout faire, donc il y a deux  personnes  qui  travaillent  avec  moi  de  manière  très  très  approfondie.  Odran, qui avait monté le collectif Rising Waves, qui m’aide au niveau du « day to day management », lors des soirées. C’est lui qui m’aide à vérifier si tout est ok, qui fait un peu le lien entre moi et tout le reste de l’organisation. Et  puis,  il  y  a  Laura  qui  nous  a  rejoint  il  y  a  très  peu  de  temps,  qui  occupe  un  poste  d’éditorialiste, qui fait des articles comme on a commencé à voir sur la page Facebook où on fait des  focus  principalement  sur  les  locaux  qui  viennent  mixer.    On  fait  une  mini  interview avec un très grand article pour les présenter etc… Il faut savoir que la scène locale à  Bruxelles,  et partout ailleurs d’une manière  générale,  fait  vivre  le  monde  de  la  nuit. C’est l’élément essentiel du « clubbing » il  faut  donc  vraiment la mettre en avant.

InDepth : D’ailleurs, toi aussi tu es artiste, tu peux nous dire quelques mots à ce sujet ? Quels sont tes projets ?

Celas Mazzola : Avant, je travaillais à temps plein dans la musique. J’ai eu l’occasion de mixer dans beaucoup de pays en Europe. Je mixais sous mon propre nom Celas Mazzola. J’ai arrêté il y a trois ans et j’ai repris depuis la fin de l’année dernière, parce que ça me démangeait et quand on a la passion, on se retrouve de nouveau à mixer un moment donné. J’ai recommencé à mixer, recommencé la production, j’ai une sortie vinyl qui est prévue au mois de mars, j’ai deux, trois, autres trucs qui arrivent et , je recommence à mixer en France. J’ai des dates à Lyon, Marseille, Montpellier et Paris d’ici la fin de l’année. Je passais l’essentiel de mon  temps  à  m’occuper d’autres artistes, et tant mieux car ça fonctionnait bien, mais je n’investissais pas sur moi-même. Maintenant, je vois les choses un peu différemment, J’essaie d’avancer dans ce projet de manière plus approfondie avec un nouveau de scène : Jickow.

23156968_357773451340595_5078840736282910109_o

Ce samedi soir, Celas aka. Jickow sera l’invité de notre émission pour un set exclusif de 2 heures. Rendez-­‐vous sur Radio Vibration de 18h00 à 20h00.

 

Instagram Feed Instagram Feed Instagram Feed Instagram Feed Instagram Feed Instagram Feed Instagram Feed Instagram Feed
More Stories
Dour, du changement pour ses 30 ans